Selon cette théorie, les ancêtres de l’homme étaient des singes hominidés. Ils vivaient dans la forêt, là où vivaient et vivent encore aujourd’hui leurs proches parents, les singes-hommes encore en vie. Un changement de climat transforma la forêt en steppe. Dans ce nouvel environnement, nos ancêtres étaient exposés à de nombreux dangers auxquels ils n’étaient pas préparés. Les animaux de proie guettaient dans l’herbe haute et, de plus, la nourriture quotidienne des singes était cachée par la végétation. Cette circonstance les força à se tenir sur les membres inférieurs et marcher en station verticale. Ainsi, ils distinguaient mieux leurs ennemis dans la prairie et trouvaient plus facilement leur nourriture. Ils pouvaient aussi courir plus vite quand ils étaient chassés par des animaux sauvages ou quand eux-mêmes chassaient.

Quand ils eurent appris à marcher, à se tenir sur leurs membres inférieurs, leurs mains se libérèrent. Ils avaient ainsi la possibilité de prendre des choses en main, de les examiner et les observer, et de manipuler les objets ; ils apprirent la pensée abstraite et se mirent à transformer les objets à leur idée. Ils fabriquèrent alors les premiers outils primitifs et les premières armes, s’élevant ainsi au-dessus des animaux. Devenus chasseurs, ils purent se nourrir mieux et se vêtir de peaux de bêtes. L’usage des armes et outils leur donna d’autres idées et inspirations, augmenta leur capacité intellectuelle, et ils purent fabriquer des outils de plus en plus compliqués. Avec l’accroissement de l’intelligence, leur sens du devoir augmentait. C’est ainsi que se forma lentement la famille fermée. Les exigences toujours nouvelles et accrues, créées par l’amélioration de leur mode de vie, les forcèrent à résoudre constamment de nouveaux problèmes. Ceci entraîna à nouveau un élargissement de l’intelligence et d’autres inventions.

Ce processus se serait déroulé comme une sorte de réaction en chaîne, constituant le progrès.

À cela s’ajoutèrent encore les facteurs habituels de développement, la sélection naturelle et l’adaptation aux exigences de l’environnement, qui rendirent l’homme de plus en plus intelligent, sain, moralement responsable, et meilleur.

Ce processus imaginé par les savants devait prouver qu’il pouvait naître d’un singe un homo sapiens, sain de corps et d’esprit et moralement amélioré, capable d’anéantir ses congénères avec des bombes atomiques et d’ébranler d’autres corps célestes par des fusées.

Cette théorie est un ramassis de contradictions qu’il est plus facile de réfuter que d’inventer. Il est certainement plus simple de croire que Dieu, après avoir soudain fait surgir l’univers du néant, avec tous ses êtres vivants, sur un simple commandement, dut cependant pétrir l’homme de ses propres mains parce qu’il était déjà au bout du rouleau.

Les ancêtres singes de l’homme vivaient certainement dans la forêt, mais pas seuls. Ils s’y trouvaient avec tous les singes hominidés semblables qui vivent encore dans les forêts.

Quand la forêt disparut pour des raisons climatiques, ce ne fut pas seulement pour les singes qui devaient plus tard donner l’homme, mais aussi pour tous les autres. Tous les singes, et même les chimpanzés, les gorilles et les orangs-outans se retrouvèrent dans la prairie. Si une race de singes, poussée par la peur des animaux sauvages et le besoin de se nourrir plus facilement, dut se poster sur les membres inférieurs, pourquoi les autres singes ne se mirent-ils pas aussi sur les membres inférieurs, pour les mêmes motifs ? Serait-ce que cette angoisse et cette intelligence étaient le lot d’une seule race ?

Si la marche debout constitue un mode de déplacement vital, pourquoi les singes qui ne l’ont pas appris n’ont-ils pas été exterminés par les animaux sauvages et pourquoi ne sont-ils pas morts de faim puisque leur nourriture était soi-disant recouverte elle aussi par la haute végétation ?

Et quelle sorte d’herbe les savants ont-ils plantée ici ? Une herbe arrivant exactement à hauteur des yeux d’un singe hominidé se tenant debout ? La taille du singe hominidé variait entre un mètre et un mètre soixante. Cette végétation de rêve devait donc s’adapter chaque fois à la hauteur des yeux, sinon la position debout n’aurait eu aucun sens. Celui qui a déjà vu une steppe, sait que ce genre de lieu miracle n’existe que dans l’imagination de maints scientifiques.

Selon cette théorie, toutes les forêts auraient d’ailleurs dû se dessécher, sinon les singes se seraient retirés dans les forêts restantes et l’on n’aurait pu continuer à soutenir la thèse de l’évolution naturelle. Pendant le dernier million d’années, il y a eu en fait une alternance de saisons sèches et de saisons pluvieuses, mais jamais les forêts ne se sont toutes desséchées. Même dans la période la plus sèche, il y a toujours eu sur la terre davantage de forêts que de steppes, et les singes avaient tous la possibilité de se retirer dans la forêt pour y poursuivre leur mode de vie habituel.

Pourquoi tous les grands singes se comportèrent-ils ainsi, sauf ceux qui allaient plus tard donner naissance à l’homme ?

Serait-ce qu’une seule race de singes préféra rester dans la steppe aride, pendant la période sèche, et y chercher sa nourriture dans des conditions encore plus dangereuses qu’auparavant ? À moins que le futur homo sapiens n’ait justement pas été assez intelligent pour se retirer dans les forêts restantes ?

L’hominisation serait-elle donc partie de la sottise ?

La vie dans la steppe aurait-elle des avantages susceptibles d’attirer une race de singes ? Pourquoi, alors, les autres grands singes n’en profitèrent-ils pas ? La forêt aurait-elle brusquement recelé des dangers qui obligèrent quelques singes à fuir sous peine de périr ? Comment les autres singes, ceux qui ne renoncèrent pas à la vie de la forêt, sont-ils alors restés en vie ?

Maints savants affirment également que la position debout permet à l’homme de courir plus vite. Ceux qui soutiennent cette théorie devraient se trouver un jour poursuivis par un gorille en colère. Cette expérience les obligerait à réviser leurs idées.

Ils passent ainsi sous silence le fait qu’en se tenant debout, l’homme a perdu la faculté de grimper aux arbres. Si c’est par peur des animaux sauvages qu’il a appris à marcher debout, on peut dire qu’il s’est trompé. Il a du mal, en effet, à grimper sur un arbre pour échapper à un sanglier, un rhinocéros ou un lion, et il donnerait beaucoup, dans certains cas, pour grimper plus vite et mieux. S’il a perdu cette faculté, exactement au moment où il en avait le plus besoin, il ne s’agit pas d’une évolution naturelle, d’un progrès, mais au contraire d’une perte. Mais, pour confirmer la théorie de l’évolution naturelle, il fallait qualifier cette perte aussi de progrès.

=> L'homme, disent-ils, descend du chimpanzé, et aurait évolué en adoptant la position debout.

Comme je l'ai dit, cet animal, bien que plus petit, est 6 fois plus fort qu'un homme (le gorille, 12 fois, au moins). Normal, ses muscles sont bien plus denses. C'est aussi le cas des autres animaux.

Quelle est cette évolution qui fait perdre aux muscles leur densité, rendant les individus de moins en moins forts ???

Du tout, on comprend pourquoi les vieillards ont les muscles qui fondent, problème que n'ont pas les animaux. Et jusqu'au dernier jour, ces derniers gardent un corps ferme, sans avoir besoin de faire de la musculation.

Il n'y a qu'à penser à tous ces jeunes hommes qui, au sortir de l'adolescence, se précipitent dans les salles de musculation pour se forger un corps athlétique, car ils ne se trouvent, avec raison, pas assez musclés...
Car il faut bien le dire, un homme qui ne fait pas de sport n'a pas les muscles bien développés... alors qu'il suffit aux animaux de vaquer à leurs occupations quotidiennes pour que leur musculature se développe.
Il y a là une anomalie, que se refusent à admettre les scientifiques (orgueil oblige).

Et quand bien même certains animaux, pour résister au froid, ou en prévision d'une hibernation, se constituent des réserves importantes de graisse, ils conservent néanmoins un corps ferme. Parce que leur graisse est aussi plus dense que la nôtre, qui dans le cours de l'hominisation, s'est liquéfiée. Les opérations chirurgicales qui consistent à prélever l'excédent de graisse aux personnes en surpoids sont révélatrices : le praticien se sert d'une canule avec laquelle il aspire la graisse, d'où l'appellation de liposuccion pour qualifier une telle opération. Il aurait beaucoup de mal avec un ours ou un phoque...

Mais il y a aussi les os. Ceux des humains sont moins denses que ceux des animaux. On comprend alors pourquoi, à partir d'un certain âge, les humains souffrent d'ostéoporose.

Encore une fois, les animaux sont épargnés. J'ai eu un chien, croisé avec un labrador, et qui est mort de vieillesse. Dans les derniers mois de sa vie, il était pris de crises épileptiques, et perdait l'équilibre. Conséquence, il tombait souvent, et une fois même, en montant les marches.

En dépit de ces chutes assez fréquentes, pas une seule fois il ne s'est cassé une patte !

À comparer avec les humains...

J'ai travaillé à l'hôpital en tant que brancardière. Les personnes âgées étaient largement majoritaires dans l'unité de soins orthopédiques. En les voyant dans cet état, je pensais qu'elles avaient été renversées par une voiture... Mais non, elles étaient juste tombées chez elles, de leur hauteur (elles n'étaient pas sur une chaise).

Ne parlons pas de la dentition des humains, à côté de celle des animaux qui, eux, n'ont nul besoin d'aller chez le dentiste. Et si leurs dents s'usent, elles tombent, pour être remplacées !

Pas besoin de dentier... et leurs dents sont autrement plus puissantes... Il y a quelques années, un chimpanzé a failli tuer sa maîtresse : il l'avait mordue au visage, lui infligeant de sévères blessures. Si nous avions de telles dents, nous nous passerions de couteaux.

On est bien obligé de constater que plus nos ancêtres développaient une intelligence intellectuelle, et plus ils dégénéraient physiquement, sur tous les plans.

Au fond, c'est peut-être cela, l'évolution naturelle brandie par les "savants".

À suivre Une théorie s'efffondre (3)