Personne ne conteste que les ancêtres de l’homme étaient pourvus d’un pelage. Avant la naissance, tout embryon humain est recouvert de poils qu’il perd soit avant la naissance soit peu après. Ce qui reste, c’est un système pileux mince et dégénéré qui ne peut remplir les fonctions d’un véritable pelage. Il arrive exceptionnellement que des humains soient pourvus d’une fourrure de poils épaisse et vigoureuse qui couvre partiellement ou totalement le corps et ne disparait pas. Une réapparition des signes caractéristiques des ancêtres, disparus pendant le processus d’évolution, est appelée régression ou atavisme. Dans ce cas, la régression atavique est la preuve la plus certaine que les ancêtres des hommes étaient des animaux poilus.

À quoi sert un pelage ?

Il protège du froid mais aussi des rayons de soleil intenses et de la chaleur. Il aide à maintenir la température du corps à environ 36 degrés centigrades, car le réchauffement comme le refroidissement consomment de l’énergie.

La fourrure isole le corps du monde extérieur et veille à ce qu’il ne soit pas exposé à des variations extrêmes de températures. Ainsi est économisée l’énergie qui peut être utilisée alors pour d’autres fonctions physiologiques et dans la lutte contre les bactéries pathogènes.

C’est l’une des raisons pour lesquelles les animaux résistent mieux à la maladie que les hommes.

Les poils naturels constituent le meilleur vêtement, parce qu’ils permettent une totale liberté de mouvement et n’entravent en aucune façon la circulation du sang. C’est aussi une condition importante de la santé physique et mentale. S’il y a gêne de la circulation sanguine, le cœur se fatigue, ce qui empêche l’irrigation sanguine du corps, y compris du cerveau.

Les poils du corps protègent de plus contre les égratignures et les coups. Ils ne s’usent pas et se renouvellent. L’extrémité du poil meurt et tombe, mais la longueur en reste toujours suffisante. La longueur et l’épaisseur de pelage se règlent même sur les conditions climatiques variables.

Un vêtement artificiel se déchire, s’use, se salit, et doit donc être lavé et changé.

Bien que le nettoiement automatique de la peau et du poil lui-même ne soit guère pris en considération, cette fonction est l’une des plus importantes. La sueur détache la crasse collant à la peau et celle-ci grimpe littéralement le long du poil. Elle se dessèche aux extrémités du poil et tombe en poussière. Tout singe vivant en liberté présente constamment une peau étonnamment propre, saine et sans odeur, bien qu’il ne se baigne jamais.

En revanche, si l’homme n’a pas une hygiène artificielle, il est sale et sent mauvais. Sueur et crasse restent collées à sa peau et pourrissent. Il est forcé de se laver souvent. S’il ne le faisait pas, non seulement il sentirait mauvais, mais il souffrirait des maladies de peau les plus variées. Et malgré ces nettoyages, il est moins propre qu’un singe vivant en liberté, bien qu’il utilise depuis des temps immémoriaux des substances parfumées pour faire disparaître ou masquer la sueur et la crasse malodorantes.

Le vêtement artificiel ne nettoie pas la peau. Au contraire. A cause du vêtement, la sueur reste en grande partie collée à la peau ou accrochée au vêtement où elle se décompose et irrite la peau.

Par sa couleur, la fourrure de poils donne également un camouflage optique qui constitue une sécurité supplémentaire contre les attaques des animaux sauvages. L’homme perdit son pelage juste au moment où il avait le plus besoin de ce camouflage. Aujourd’hui encore, il porte des déguisements quand il chasse les animaux ou quand, sous une psychose de masse périodique, il mène contre ses congénères des opérations collectives de meurtres qu’il nomme guerres.

=> Je reviens sur le camouflage optique que procure le pelage. C'est incontestable, et on peut voir la différence entre les animaux sauvages et les animaux domestiques. Ces derniers n'ayant plus besoin de chasser pour se nourrir, et donc de se dissimuler pour éviter d'être repérés par leurs proies, leur pelage prend des couleurs que n'ont pas les animaux sauvages. Le chat sauvage arbore une robe tigrée, tandis que ses cousins domestiques présentent des couleurs variées.  Un scientifique russe, du nom de Bernaeff (je crois) a fait une expérience très intéressante. Il a domestiqué des renards (les plus dociles), et il a constaté qu'aux générations suivantes, leurs progénitures avaient un pelage sombre, ou tacheté, etc... Comme les chiens. La nécessité de se camoufler ayant disparu, Dame Nature donnait libre cours à sa fantaisie...

J'ai vu dans un documentaire animalier que cette expérience se poursuit toujours.

Le pelage protège également contre la pluie. L’eau glisse vers l’extérieur, le long des poils couverts de graisse, ou s’évapore dans le coussin d’air chaud formé par les poils. Le vêtement artificiel peut aussi être imperméable à l’eau, mais il est alors imperméable également à l’air et ainsi nuisible à la santé.

La fourrure naturelle de poils est donc un vêtement parfait et inégalable qui sert largement à protéger la santé. L’ayant perdue, l’homme a dû la remplacer par des moyens artificiels. Ces moyens ne sont pas seulement imparfaits mais ils sont en même temps la cause de troubles physiques et mentaux.

Cette perte s’est produite de très bonne heure, alors que l’homme en était encore à l’état semi-animal, et que ses facultés intellectuelles ne lui permettaient pas encore de remplacer ce vêtement naturel. C’est arrivé au moment où il est censé avoir été expulsé dans une steppe où l’on sait qu’il souffle des vents rudes et que les nuits sont froides, et qu’il avait besoin d’un camouflage pour se protéger des animaux sauvages.

pertedupelage

L’homme n’a jamais pu éliminer les effets nocifs du vêtement artificiel. Son premier vêtement était encore le meilleur produit de remplacement. Il utilisait des substances végétales et les poils des animaux pour se faire un vêtement très large et très lâche. Ce vêtement gênait ses mouvements au minimum et formait une épaisse couche d’air entre la peau et le vêtement qui réglait relativement bien la température du corps et l’évaporation de la sueur.

La disparition du pelage n’a donc pour l’homme que des désavantages et aucun avantage. Finalement, il a été forcé de remplacer tant bien que mal ce qu’il avait perdu, faute de quoi il aurait péri.

Tout cela n’a pas empêché les savants de présenter cette perte pathologique comme la conséquence logique d’une évolution naturelle, sans pouvoir en signaler un seul avantage.

Quelques « savants » considèrent même comme possible que la perte du pelage ait été déclenchée par des « mécanismes sexuels de sélection ». Les guenons nues correspondaient brusquement à l’idéal de beauté des singes mâles et seules ces guenons étaient fécondées.

Ce n’est pas tout ! Certains affirment même très sérieusement que la perte du pelage a contribué fortement à l’augmentation de l’intelligence parce que la fabrication de vêtements stimule l’intelligence et signifie un progrès.

Selon cette théorie agréable aux couturiers, c’est même une chance que l’homme ait perdu quelque chose qui lui était utile et qu’il dut remplacer à la sueur de son front.  Ceci est écrit dans des ouvrages « scientifiques » », par des « savants » et lu et accepté sans protestation par un public « éclairé ».

Chez tout autre animal, une semblable perte, même sous une forme bien atténuée, serait présentée par les mêmes savants comme une évolution pathologique, n’ayant rien à voir avec une évolution naturelle. Mais comme cette perte concerne l’homme, on se sent obligé de renverser la vérité.

Source: Externe

=> Le fait que les premiers hommes aient été obligés de se vêtir de peaux de bêtes pour se progéger du froid prouve bien que la perte du pelage n'est pas naturelle.

Comment les savants expliquent-ils cette perte du pelage ? Voici l’une de leurs thèses : n’ayant pas besoin de fourrure, ni sous les tropiques ni dans des régions plus froides, l’homme primitif s’en est débarrassé par la voie naturelle. On ne dit pas si un tel acte était directement lié à l’accroissement de l’intelligence, mais cette thèse est sous-entendue. En tout cas, ce serait un pas en avant dans le cadre de l’évolution naturelle. Personne  n’explique pourquoi l’homme dut se procurer des vêtements, depuis les temps les plus reculés. Ce serait reconnaître le fait de se dénuder comme une évolution pathologique. Tous les ouvrages sur l’évolution de l’humanité en seraient discrédités.

On affirme également que l’ancêtre de l’homme, redoutant les animaux, dut se poster sur ses membres inférieurs afin de voir ses ennemis. Logiquement, il lui aurait fallu justement un bon camouflage, et c’est à ce moment qu’il le perdit.

Se souciant moins des causes, d’autres en viennent à la conclusion suivante : le demi-homme commença à se vêtir, et c’est ainsi que la fourrure de poils dégénéra et se perdit.

On évite soigneusement d’expliquer pourquoi le demi-homme/demi-singe se met brusquement des vêtements bien qu’il possède une fourrure naturelle. Pourtant, cette fourrure lui assura une protection suffisante pendant vingt millions d’années.

Cette théorie présente, elle aussi, le vêtement artificiel comme un signe de progrès, mais avec une argumentation inverse. Une fois c’est l’intelligence qui dénude, une fois c’est la nudité qui rend intelligent.

Il circule d’autres thèses sur la perte du pelage. L’homme perdit ses poils par sélection naturelle. Quand il courait, les poils offraient une résistance à l’air. Comme l’homme courait constamment devant ou derrière les animaux sauvages, seuls survivaient ceux qui avaient le moins de poils. Offrant moins de résistance à l’air, ils pouvaient courir plus vite. Ce processus de sélection dura jusqu’à ce que tous les hommes soient nus. Ces savants ne disent pas où les hommes cachaient leur tête poilue, lorsqu’ils couraient. L’homme devait ainsi former une sorte de véhicule de course de forme aérodynamique, battant les animaux à la course. Il n’en était rien, car les loups et les tigres, malgré leurs poils, étaient plus rapides. Pourtant, l’homme, le perdant, est présenté comme le vainqueur.

Dans le processus de l’évolution naturelle, la perte des poils ne peut avoir la moindre corrélation avec l’accroissement de l’intelligence. Et l’augmentation de l’intelligence ne peut non plus provoquer la perte des poils.

Avec ses propres poils, l’homme pourrait être aussi intelligent, et peut-être davantage, qu’à l’état nu et il serait certainement mieux portant qu’il ne l’est aujourd’hui.

=> Là aussi, nous devons faire la comparaison avec les animaux, et il nous faut admettre que la pilosité chez les humains n'obéit à aucune logique. Ils n'ont pas de pelage (seulement quelques poils) là où ils en ont le plus besoin, obligés par conséquent de porter des vêtements pour les protéger des intempéries; par contre ils arborent une pilosité abondante aux aisselles et aux parties génitales, alors que nous n'avons jamais froid à ces endroits-là...  Et cela ne nous est d'aucune utilité ! 
L'auteur dit que c'est pour prévenir les irritations, mais je ne le crois pas, puisque les enfants en sont dépourvus, et n'ont pas de problèmes. D'ailleurs les parties génitales des animaux sont glabres, et aux aisselles, ils n'ont que du duvet, sans que cela leur provoque des irritations. 

Cela résulte tout simplement d'un déséquilibre hormonal, d'autant que les poils du crâne n'arrêtent pas de pousser, au lieu de s'en tenir à une longueur idéale, nous forçant à les attacher, ou les couper, pour ne pas être gênés. Là aussi, il suffit de comparer avec les animaux, qui n'ont pas ce souci.  

À suivre Les grandes transformations (1)