Extrait de notre longue enquête au sujet du contacté Marcel (le prénom a été changé). En cette affaire comme en beaucoup d'autres, il ne faudra point perdre de vue que le contacté est presque toujours manipulé, suggestionné; à ses souvenirs réels peuvent être greffés des "souvenirs induits" par les extraterrestres. Ces souvenirs factices s'imbriquent parfois dans les propres fantasmes du sujet. Néanmoins le cas "2 Mu Bêta" recèle suffisamment d'éléments troublants (dont un particulièrement extraordinaire et vérifié) pour avoir eu au départ un substrat authentique.

L'action débute quelque part en Gironde, à la mi-octobre 1978. Âgé de 19 ans, Marcel est fiancé à Lucienne (16 ans), pensionnaire d'un lycée, à 200 km de la ville où réside Marcel.  Celui-ci ne possède pas le permis de conduire mais emprunte la 2 CV de sa soeur; pour rejoindre Lucienne, il suit toujours les mêmes petites routes afin d'éviter les gendarmes. Au plan scolaire, Marcel n'a pas dépassé la cinquième; sa culture est des plus réduites. Il ne lit pratiquement pas et s'intéresse surtout à la musique rock. Vers 22 h, ce soir-là, il quitte sa fiancée et prend le chemin de retour, triste à l'idée de ne pas la revoir avant la fin de la semaine.

La conduite l'accapare assez peu : il connaît parfaitement l'itinéraire. Près du village de B..., avant d'atteindre un virage, il éprouve une sensation bizarre, l'incapacité de faire un mouvement volontaire. Tout est normal pourtant et, quoique surpris par ce phénomène, il ne s'affole point mais se pose des questions : Qui oriente convenablement le volant pour amorcer le virage ? Qui rétrograde lors de la descente ?

2 CV

Les roues commencèrent à mordre sur le talus d'une voie perpendiculaire boueuse car il avait plu, et la voiture s'engagea sur le chemin parallèle au cimetière... Un cimetière et la nuit, de surcroît, une situation que Marcel, d'ordinaire, n'aurait que très modérément appréciée. La vieille 2 CV pourrait-elle poursuivre sur cette boue argileuse ? Une vraie gadoue ! Et cette côte fort raide, à présent, serait-elle en mesure de la gravir ? Peu probable... Et pourtant, elle y parvint sans même patiner.

Sur un peu plus d'un km de montées et de descentes à travers la forêt, la Citroën fit merveille, se jouant de la boue, des fondrières, au point qu'on aurait pu croire qu'elle ne touchait pas le sol. Et de fait, il ne ressentait aucun cahot ! Au sommet d'une côte, à l'horizon, une leur dissipait les ténèbres. La 2 CV dévala la pente, grimpa l'autre versant. L'itinéraire en toboggan la rapprochait chaque fois davantage de cette lueur à l'intensité croissante. Bien que craintif de nature, Marcel, inexplicablement, ne paniquait point; il se faisait une raison, gardait simplement les mains sur le volant qu'une force "extérieure" manoeuvrait avec dextérité !

Une dernière montée et, au bas de la déclivité suivante, une zone plane, plantée de tout petits pins, éclairée a giorno par une énome sphère de lumière. Offrant un diamètre de 15 à 20 m, elle stationnait au point fixe à une dizaine de mètres du sol, sans support apparent. D'un blanc opalescent, elle illuminait le paysage sans éblouir.

La Citroën continua de rouler, puis s'arrêta d'elle-même en douceur sous la sphère. La portière de la voiture s'ouvrit toute seule. Toujours perplexe mais sans crainte, plutôt fasciné par cette "chose" d'une beauté irréelle, Marcel marcha sous la sphère et s'arrêta exactement à son axe, baigné par sa lueur douce, apaisante.

"J'avais l'impression de me trouver au coeur d'une ampoule électrique opalescente !"

Peu après, un cylindre translucide, d'environ 2 m de diamètre, descendit lentement et emprisonna le jeune homme cependant qu'un disque de lumière plus "consistante" se dessinait sous pieds, sur le sol. À travers le cylindre légèrement bleuâtre, diaphane, Marcel n'eut plus qu'une vision floue, confuse, du paysage environnant. Disque et cylindre se remirent en mouvement, emportant un Marcel émerveillé, nullement affolé... parce que sous contrôle, mais conscient d'être, en quelque sorte, entre de bonnes mains.

soucoupe

Le disque-support stoppa au niveau du parquet d'une pièce ronde, au mur d'un blanc opaque; le cylindre, lui, continua son ascension jusqu'au plafond, sa base ouverte passant devant les yeux du garçon. Dans cette pièce, 4 fauteuils blancs, à haut dossier capitonné, disposés en demi-cercle face à un pilier, colonne haute d'1,50 m, au sommet en biseau, d'un diamètre de 40 à 50 cm. Cette partie tronquée formait comme un écran TV sensiblement bombé, brillant mais éteint. Ce pilier occupait une position décentrée par rapport à l'axe de la pièce. Les sièges ne comportaient pas de pieds, sinon un cône à la pointe dirigée vers le bas; sous ce dernier, fixé au parquet, un cône de moindre volume, pointe en haut. Les pointes ne se touchaient pas; néanmoins les fauteuils paraissaient aussi stables qu'ils eussent pu l'être avec 4 pieds ordinaires !

Marcel s'aperçut subitement qu'il pouvait bouger, agir normalement et l'angoisse alors le gagna, d'autant qu'il sentait des présences, tout proche, qui l'observaient. Avec appréhension, il se retourna et reçut un choc : il y avait là deux personnes (c'est le terme qu'il employa, à l'instar de nombreux autres contactés), deux humanoïdes qui, souriants, se tenaient devant lui.

Le premier, morphologiquement semblable à un humain, d'une taille d'environ 1,70 m, portait une combinaison moulante - ras de cou - d'aspect métallisé, bleuté (aucune couture apparente), qui l'enveloppait jusqu'à ses pieds. Un crâne sensiblement plus volumineux que le nôtre, entièrement chauve, qui n'altérait en rien sa beauté déroutante; les traits fins, le visage allongé, des yeux d'un vert indéfinissable, légèrement en amande, petite bouche, la peau d'un blanc bleuté, une expression "fraternelle".

Le second personnage était plus grand (1,85/1,90 mètre), vêtu d'une tunique blanche. De longs cheveux blonds tombaient sur ses épaules. Des yeux bleus davantage bridés, un beau visage, mais sans doute avec moins de finesse que le précédent; une peau d'un blanc laiteux ou blanc cassé et non pas rosée comme celle d'un Européen. Son front, moins haut, était ceint d'un bandeau rouge orné en son milieu d'un triangle (dessiné d'un large trait noir), la pointe en haut, enfermé dans un cercle blanc.

Leur âge apparent ? 30 ans maximum. La régularité de leurs traits donnait l'impression de "sortir d'un moule", malgré leurs caractéristiques propres, tels les sourcils très fins du second marquant à peine l'arcade sourcilière.

L'être chauve, du geste, invita Marcel à les accompagner. Le jeune homme obéit et constata, commme il quittait le disque de lumière sous ses pieds, que celui-ci s'éteignait et prenait immédiatement l'apparence du parquet. En se tournant pour suivre ses cicérones, Marcel découvrit alors, derrière lui, deux autres humanoïdes analogues au "blond", portant comme lui un bandeau rouge, mais avec une chevelure châtain foncé. L'un d'eux, musclé, le visage creusé, différait de ses compagnons. N'eût-ce été son regard étrange, il aurait pu passer pour un Terrien. Ses cheveux descendaient jusqu'à sa poitrine et, sur sa tunique blanche, il portait une ceinture en tissu mauve.

Tous quatre s'avancèrent vers le mur, dont une partie sembla se dématérialiser. Par cette ouverture, ils gagnèrent une seconde pièce, rectangulaire, au plafond en pente. En son milieu se trouvait une table ovale entourée de fauteuils analogues à ceux de la pièce ronde. Le plateau de la table s'apparentait à du verre recouvert d'un tain (face inférieure), car il réfléchissait l'image de Marcel et des humanoïdes qui prenaient place sur les fauteuils dont le capitonnage épousait les courbures du corps. L'être chauve à la peau légèrement bleutée sourit derechef avec sympathie et, d'une voix douce, sans accent, s'exprima en français :

-Tu ne dois pas avoir peur, Marcel... Oui, nous connaissons ton nom. Le mien est Haurrio...

Haurrio expliqua que lui et ceux qui l'accompagnaient appartenaient à des mondes différents mais se considéraient comme frères.

-Nous t'avons choisi depuis longtemps et connaissons tes pensées; nous savons que tu crois en Dieu et allons te confier une mission, mais tu es libre de la refuser, de repartir dès maintenant. De même es-tu libre de nous demander d'effacer le souvenir de notre rencontre.

-Vous paraissez bien me connaître, admit Marcel. Si vous estimez que je puis accomplir cette mission, je n'ai pas à la refuser.


 Jimmy Guieu : Quelle est la fréquence de tes contacts ?

Marcel : C'est très variable. 6 mois peuvent s'écouler, puis un message télépathique annonce un rendez-vous. La plupart du temps, c'est Lucienne qui reçoit le contact mental. On lui indique un rendez-vous et le contact a lieu. Car Lucienne est venue plusieurs fois. Depuis que nous sommes mariés, nous avons aussi emmené Ismalis, notre bébé, à bord du vaisseau, ainsi que Paul et Monique... Ah ! une anecdote encore : lors du premier contact, Haurrio m'a parlé de l'astral, du dédoublement, de la possibilité de rencontrer en astral aussi des ET.

"Mon premier contact a eu lieu dimanche soir; je venais de quitter Lucienne qui, le lendemain, devait retourner en pension, à son école. Le mardi soir donc, 40 h plus tard, dans le courant de la nuit, je me réveille, me retrouve debout, dans une sorte de halo lumineux qui s'arrête au niveau du cou. Et stupéfait, je constate que je suis aussi dans mon lit; c'est-à-dire que je suis à la fois couché, endormi, et debout dans la chambre, enveloppé par ce halo de lumière ! Je me suis alors souvenu de ce que m'avait dit Haurrio à propos du dédoublement, des voyages en astral. Je me suis déplacé : ça marchait ! Je n'ai eu qu'une idée : aller voir Lucienne, mais hélas, je ne connaissais pas son lycée. J'y suis pourtant arrivé, je ne sais comment et je l'ai vue, dans le dortoir, dormant ainsi que les autres pensionaires. Elle était là, allongée dans son lit; je l'ai regardée et suis reparti. Le lendemain, j'ai cru que j'avais rêvé.

Le vendedi, je vais attendre Lucienne à l'arrêt de son bus, à une cinquantaine de km de chez moi. J'étais embarrassé pour lui parler de ce rêve et, d'un autre côté, je ne voulais pas qu'il y ait de cachotterie entre nous. Je lui ai donc raconté ce rêve et là, Lucienne a eu une espèce de sursaut de stupéfaction."

-J'étais bouleversée, m'expliqua Lucienne, parce que, justement, durant la nuit du mardi, une fille, qui dormait dans le lit voisin du mien, s'est réveillée et elle a vu, près de mon lit, une silhouette auréolée de lumière ! Une silhouette qui est repartie, tout comme Marcel venait de me le dire !

C'est peu après que j'ai tout avoué à Lucienne, l'énorme sphère, ma rencontre avec Haurrio et d'autres ET.

Jimmy Guieu : Et toi, Lucienne, quelle a été ta réaction ?

Lucienne : Je l'ai cru, sans réserve, et moins de 3 mois plus tard, j'en avais la pleine confirmation. Un peu avant la Noël 1978, Marcel a eu un contact télépathique annonçant une rencontre et il m'y a emmenée. C'était dans la clairière où le premier contact avait eu lieu. Le vaisseau, la sphère lumineuse, est descendu. Le tube à son tour est descendu - le tube de lumière - emmenant Haurrio qui venait nous accueillir. Nous sommes montés tous les trois et, parvenus dans la pièce ronde, Haurrio m'a dit de m'asseoir. Il est passé dans la pièce voisine avec Marcel.

Jimmy Guieu : Pourquoi, Marcel, a-t-on laissé Lucienne à l'écart ?

Marcel : Pour qu'elle s'accoutume. Haurrio a préféré qu'elle ne voie pas, ce soir-là, les autres ET de grande taille qui nous attendaient dans la salle au plafond incliné. Ces êtres n'étaient pas ceux que j'avais déjà rencontrés. Ils étaient vraiment étranges et mesuraient pour le moins 1,90 m et portaient une tunique... Et ils avaient des ailes dans le dos ! De longues ailes qui passaient par des fentes dorsales de leur tunique et dont la pointe traînait par terre. C'était incroyable !

Voici plus de 20 ans, en Suisse alémanique, un ornithologue amateur photographiait des oiseaux. Vers la fin de l'après-midi, il vit apparaître dans le ciel un objet ovoïde d'environ 3 m de diamètre, d'aspect métallique brillant qui, passant au-dessus des arbres, vint se poser au bord d'une petite rivière. Le témoin put prendre une photo et l'objet décolla, s'éloigna rapidement. Quelle ne fut pas sa stupeur de découvrir, au développement, qu'à la place de l'engin ovoïde, apparaissait... un ange ! Un "ange" du style image d'Épinal, aux ailes différentes de celles que décrit Marcel, mais qui semble bien porter lui aussi une tunique ! (Document aimablement communiqué par la Fondation Ark'All et Totaris, groupes de recherches scientifiques pluridisciplinaires).

téléchargement

"Ces ailes, poursuit Marcel, n'avaient pas de plumes mais plutôt des duvets, floconneux comme le coton hydrophile. Les ailes remontaient en arrondi au-dessus de leurs épaules et quand ils se déplaçaient - en marchant - on entendait un léger frottement de leurs ailes sur le sol. Ils étaient blonds, la peau très claire, presque blanche, avec des yeux gris-vert, mais pas en amande. Ils ne m'ont pas dit le nom de leur planète mais ils m'ont fait voir des films. Les images apparaissaient sur l'un des murs de la cabine, sans que l'appareil de projection soit visible. Ce film montrait un paysage, avec un soleil blanc dans un ciel nuageux avec des tons roses; les rayons du soleil blanc traversaient ces nuages, éclairaient le paysage vert, avec des ruisseaux, des petites grottes. Il n'y a pas de montagnes, seulement quelques collines basses. On voyait des extraterrestres qui marchaient, d'autres qui volaient, assez haut dans le ciel, alors que les oiseaux, eux, ne volaient qu'à 1,50 m du sol. Leurs plumes, d'un vert dégradé, ressemblaient plutôt à du duvet, comme les ailes des humanoïdes ailés.

"Après m'avoir montré ces documents, ils m'ont parlé de Jésus, qui selon eux, était toujours accompagné [sous-entendu par des ET, JG] lorsqu'il vivait sur terre. Jésus, c'était un de leurs frères, venu en mission pour donner la sagesse aux hommes. Quand Jésus s'éloignait, c'était pour rencontrer ses frères ET. Ceux-ci "préparaient" certaines démonstrations spectaculaires [sous-entendu grâce à leur technologie, JG] et ces "miracles", portés au crédit de Jésus, l'aidaient à convaincre les humains de suivre son enseignement d'amour et de sagesse. Mais Jésus avait tout de même des pouvoirs psi, télépathie, lévitation, etc.

"C'est de sa propre initiative que Jésus revint sur terre [choisit de se réincarner, JG] pour accomplir sa mission. Les ET n'étaient pas très chauds, en raison des dangers qu'il devrait affronter, mais devant sa détermination, ils l'aidèrent quand même. Puis, de "là-haut", quand ils ont vu que ça tournait mal, ils l'ont laissé tomber [sic]. Il fallait que ces choses-là s'accomplissent, même si cette issue les désolait."

Des heures durant, Marcel exposa les "théories" des ET sur la réincarnation, sur le jugement des défunts par eux-mêmes dans un "couloir", antichambre des réincarnations où, selon les cas, ils restent un certain temps avant de choisir leur nouvelle enveloppe charnelle. La Terre serait une école permettant de tester ses habitants en vue de leur réincarnation ici-bas ou sur une autre planète.

Fin avril 1982, le couple Paul et Monique ainsi que Paul et Lucienne (portant Ismalis dans ses bras) sont fidèles au rendez-vous. Haurrio (un ET) les accueille, entraîne Marcel, mais laisse Lucienne, le bébé et le couple dans "l'antichambre", la pièce ronde meublée de 4 fauteuils.

Sabine Mangin questionna :

-Le bébé (1 an environ à l'époque) a-t-il été sage, à bord du vaisseau ?

-Habituellement, Ismalis est calme, mais là, dans le vaisseau, il était plus calme encore. Il regardait autour de lui, en particulier Haurrio, et souriait. Plus tard, d'ailleurs, Haurrio l'a pris dans ses bras, l'a cajolé et là aussi Ismalis est resté tranquille...

Lors d'une visite de Marcel, Lucienne et leur bébé à mon domicile, Sabine Mangin avait accroché le portrait en pied de Haurrio, grandeur nature. À la vue de cette toile, l'enfant, dans les bras de sa mère, se mit à sourire, dévorant des yeux l'étrange humanoïde chauve, très fidèlement reproduit par l'artiste peintre. Ismalis paraissait émerveillé; il reconnaissait manifestement cet être !

Paul et Monique devaient, ultérieurement, avoir d'autres contacts avec ces ET, en compagnie de Marcel. Ce dernier précisa par ailleurs que des humanoïdes, tout à fait semblables aux humains, vivaient parmi nous; la Provence était pour eux un lieu de prédilection et c'est là qu'ils seraient les plus nombreux, en raison de leur base proche des gorges du Verdon. Celle-ci ne serait pas enfouie dans ces sites sauvages et grandioses, mais des "portes" transdimentionnelles" localisées permettraient d'y accéder.

La "base du Verdon" serait une plaque tournante desservant nombre de métropoles françaises et étrangères vers lesquelles nos visiteurs, dûment nantis de fausses identités, se rendent en mission. Je demandais à Marcel si la proximité relative (environ 70 km à vol d'oiseau) du plateau d'Albion (avec ses silos à missiles vecteurs de charges nucléaires) pouvait justifier la présence de la base transdimensionnelle. Il l'ignorait complètement mais avoua avoir vu, à bord du vaisseau, des agrandissements, vues aériennes de camps militaires. Je lui fis une description très fantaisiste du site du plateau d'Albion abritant le Groupement de missiles stratégiques et Marcel secoua la tête :

-Non, ça ne ressemblait pas à ça. Sur l'une des photos, il y avait un carré d'environ 20 m de côté, entouré de barbelés, avec des militaires autour. Et le "cabanon", la petite construction dont tu parles, n'était pas à l'extérieur mais à l'intérieur des barbelés...

 Et c'est exact ! Marcel décrivait les silos tels qu'ils sont et non pas tels que je les lui avais décrits de façon volontairement erronée. Les photos ne montraient pas la dalle circulaire recouvrant chaque silo mais bien une dalle rectangulaire !

-J'ai demandé à Haurrio, ajouta Marcel, si un séisme ou une trop grande chaleur ne pourraient pas constituer un danger pour ces armes (les missiles dans leurs silos). Il m'a répondu : "Ne t'inquiète pas, quel que soit le cataclysme, vos armes ne causeront aucune destruction." Les ET m'ont également dit avoir eu un contact (officiel) aux États-Unis, dans une base américaine.

[...]

Mais dans ce prélude qui mène au contact global, pourquoi tout ce "cinéma" de la part des ET ? Pourquoi cette manipulation de la plupart des contactés qu'ils prennent pour des demeurés ? Pourquoi leur racontent-ils d'invraisemblables histoires à connotation religieuse créant - volontairement ou non - chez nombre d'entre eux, des vocations quasi messianiques et "cultistes" ?

Car Marcel n'échappe pas à ce schéma.

Lui et sa femme auraient été emmenés à diverses reprises sur d'autres mondes : la planète des Déesses, celle des anges (les Hommes Ailés) et d'autres encore. Avec une naïveté, une sincérité, une foi désarmantes, Marcel brosse en introduction un bref historique de la généalogie divine :

-Il y a d'abord le Premier de la création : Dieu. Le Second de la création est Jésus, le Troisième un Ange que nous, nous appelons l'Archange, c'est-à-dire saint Michel. Ce dernier est le chef de la planète des Anges, les humanoïdes ailés. La dirigeante de la planète des Déesses c'est Ada... la femme de Dieu. [...]

Jésus, dans son incarnation actuelle, a nom Aoli. Marcel l'a rencontré, à bord d'un vaisseau, en compagnie de Haurrio, dans le site grandiose des Baux-de-Provence. Ensuite, il aurait séjourné quelque temps dans l'une des grottes de la région, visitant ici et là certaines villes, déguisé en hippy pour surveiller les Terriens. Jésus/Aoli, consterné de découvrir leurs turpitudes, aurait beaucoup pleuré.

[...]

Est-ce à dire que l'intégralité des messages vient de Marcel ? Qu'il en est l'auteur ? Je ne le pense pas. L'on peut inférer des "à peu près" du style que les messages reçus par lui ont été "interprétés" et probablement aussi "adaptés", d'où un préchi-prêcha aux éléments parfois contradictoires. Que l'on ne se méprenne pas : aussi extraordinaires soient-ils, ses premiers contacts sont réels, même si ce qu'il décrit n'est que le reflet, la distorsion d'une réalité sciemment déformée par les êtres qui le manipulent*. L'incident suivant, sans cela, n'aurait pu avoir lieu.

Le 5 février 1983, à Pau, à l'issue de la réunion chez nos amis Duval, alors que divers participants avaient regagné leur domicile, Marcel nous confia : "Untel va avoir un contact. "Ils" me l'ont dit..." Le lendemain matin, à notre tour, nous prenons la route; la neige commence à tomber et Untel, venu apporter un dossier à Franck Duval, nous propose aimablement de nous piloter jusqu'à l'autoroute. À l'amorce de celle-ci, nous remercions Untel pour sa gentillesse et le saluons tandis qu'il s'éloigne au volant de sa voiture. La neige, maintenant, tombe dru.

Untel roule en direction du village de N..., à vitesse réduite, assailli par la tempête. Le temps est bouché et le petit chemin enneigé finit par se confondre avec la nature environnante. Et soudain, à travers les flocons, sur sa droite, il distingue une masse métallique oblongue au-dessus du sol; des silhouettes revêtues d'une sorte de combinaison grisâtre s'affairent à quelques mètres seulement d'Untel qui s'est arrêté, médusé. Il n'existe pas de camions ayant la forme discoïdale et pas davantage de chauffeurs portant des combinaisons de ce genre ! Et 4 ou 5 chauffeurs pour un camion, c'est peu courant ! Surtout des conducteurs mesurant apparemment 2 m !

Bouleversé, Untel démarre dans la tourmente de neige et se demande si, finalement, les "niaiseries" qu'il a entendues la veille ne pourraient pas receler un fond de vérité ! Car Untel, jusque là, ne prenait pas du tout au sérieux les "histoires d'OVNI" ! De même ignorait-il totalement que la veille, chez Franck Duval, Marcel nous avait dit savoir qu'il aurait un contact !

*Les 2 couples n'ont peut-être pas été physiquement emmenés sur d'autres mondes. Les ET ont pu délibérément provoquer leur bilocation, projeter leur psychisme - sortie en astral - vers divers systèmes solaires... ou bien les suggestionner, graver des images et souvenirs factices dans leur mémoire...

Rapporté par Jimmy Guieu