« Il pleut des hallebardes », dit-on en cas de violentes averses. Mais on cite plusieurs cas où ce sont de véritables nuées d'oiseaux morts qui sont tombées du ciel.

Selon des sources autorisées, durant l'automne 1846, des grappes d'oiseaux, mort ou mourante, s'abattent sur diverses régions de France, en même temps qu'une drôle de pluie rouge. Pas plus à Lyon qu'à Grenoble les savants ne sont en mesure d'expliquer pourquoi alouettes, canards, rouges-gorges et cailles tombent par centaines, tout comme ils sont incapables de déterminer la nature de cette fameuse « pluie rouge ».

Trente ans plus tard, en juillet 1876, on assiste dans les environs de Bâton Rouge, en Louisiane, à une véritable avalanche d'oiseaux morts –picverts, grives, merles, canards sauvages, et autres. Curieusement, ils ne sont pas tous originaires de la région.

En 1969, au cours de l'été, c'est à Capitola, en Californie, que se reproduit le même phénomène. L'agent de police Ed Cunningham, alors en patrouille, situe le début du déluge vers 2 h et demie du matin, lorsqu'il commence à pleuvoir de gros volatiles autour du véhicule. « Il en tombait tellement, raconte-t-il, que je risquais de me faire assommer en sortant. Je suis donc resté dans la voiture. »

Sur les 8 km qui vont de Capitola à West Cliff Drive, la plage et la route côtière sont jonchées de cadavres. Au lever du jour, on mesure l'ampleur de l'hécatombe : partout des carcasses d'oiseaux morts, accrochés aux fils électriques, aux piquets de clôture, aux arbustes et aux antennes de télévision…

Qu'est-ce qui a bien pu faire tomber tous ces oiseaux ? Doit-on incriminer la pollution atmosphérique, les conditions météorologiques, ou encore une maladie ou un empoisonnement ? De l'avis des spécialistes qui les ont examinés, c'est leur chute qui les a tués. Quant à savoir pourquoi ils ont brusquement cessé de voler et sont tombés en pluie sur le sol, cela reste une énigme.

Charles Berlitz, Événements inexpliqués et personnages étranges du monde