Je me doute bien qu'après avoir lu toutes ces pages, certains refuseront de croire à la théorie avancée par Oscar Kiss Maerth, à savoir que l'humanité est issue du cannibalisme cérébral. À leur intention, voici un extrait de La revanche du serpent ou la fin de l'homo sapiens, du professeur Bernard Debré. C'est un "essai consacré au clonage thérapeutique, ses développements, les questions scientifiques, éthiques, religieuses qu'il soulève, son ancrage dans le passé, notamment dans la mythologie et l'Église du Moyen Âge, ses perspectives et ses buts".

"Bernard Debré dresse d'étonnants parallèles entre sciences et mythes, montrant ce qui les relie."

Bernard Debré est professeur de médecine, chef du service d'urologie à l'hôpital Cochin, député de Paris, ancien ministre, et dans Éthique ou le choix de l'homme, on peut lire :

"J'ai écrit un livre intitulé La revanche du serpent. En Nouvelle-Guinée, il existait une ethnie anthropophage, appelée Fore, au sein de laquelle les femmes mangeaient le cerveau des morts et les hommes les muscles. Les femmes développaient une maladie appelée le courroux. Il s'agit en réalité de la maladie de Kreuzfeldt-Jacob. Lorsque l'anthropophagie a été interdite, cette maladie a quasiment disparu, l'anthropophagie n'ayant pas été totalement éliminée.

Le procès de France Hypophyse constitue un deuxième aspect du même phénomène. L'association France Hypophyse prélevait des hypophyses sur les personnes décédées pour en extraire des hormones de croissance qui étaient ensuite administrées aux enfants trop petits pour les aider à grandir. Malheureusement, certains ont développé la maladie de Kreuzfeldt-Jacob.

En 1847, Victor Hugo raconte également qu'en Angleterre sont arrivés des millions de boisseaux d'ossements humains provenant de champs de batailles napoléoniennes. Ces ossements ont été transportés à Duncaster, réduits en poudre et ont servi de nourriture pour les vaches. C'est là que sont apparues les premières vaches folles atteintes de la maladie de Kreuzfeldt-Jacob. Il devait en effet y avoir quelques hypophyses parmi les ossements. De nos jours, la vache folle est une vache nourrie de farines animales, issues d'abats parmi lesquelles se trouvent le cerveau, l'hypophyse ou les ossements.  
Deux cents ans auparavant, l'hypophyse était appelée la petite pomme. Le titre de mon livre fait ainsi référence à Adam et Ève. Nous sommes en effet face à un problème théorique : la maladie de Kreuzfeldt-Jacob signifie-t-elle que les hommes ne doivent pas se manger les uns les autres ou qu'ils ne peuvent avoir accès au savoir, l'hypophyse étant la glande qui régit toutes les hormones ? Le savoir présente toujours une double facette : la connaissance et la mort. Voilà pourquoi j'ai appelé ce livre La revanche du serpent."

Bernard Debré a-t-il lu le livre d'Oscar Kiss Maerth ? C'est fort probable.

pomme

Voici ce qu'en dit Catherine Coste :

Par des parallèles surprenants avec la mythologie, le Professeur Debré revisite l’histoire de la pomme du paradis originel, qui pourrait bien être l’hypophyse (appelée « pomme ») : ainsi, « la première conséquence pratique de l’ingestion du fruit » ne serait pas la perte de l’innocence originelle, « mais la découverte d’une mort certaine, donc de l’impératif de procréation, substitut de l’immortalité originelle ! ». L’ingestion de la pomme, qui représente une transgression par anthropophagie, appelle « la transgression désormais nécessaire de la transmission de la vie », dont l’homme est désormais appelé à percer tous les mystères. Tremblante du mouton, Creutzfeld-Jacob, « la mort qui rit », ESB, VIH, grippe aviaire : toutes ces maladies proviennent du « franchissement de la barrière des espèces » : c’est le phénomène de l’ « homophagie généralisée » : la vache qui mange de la vache, le mouton qui mange du mouton (farines animales), etc. La « porosité génétique » qu’analyse le Professeur Debré et dont il retrace l’historique « n’a pas attendu les grandes transgressions scientifiques des XXe et XXIe siècles pour hanter les esprits » : les mythes antiques en ont eu la prescience. 

Je cite ce passage particulièrement significatif [p. 38-39] :

« Ouvrons ‘Choses vues’ de Victor Hugo, et lisons cette notation, en date du 5 décembre 1847 : ‘ les journaux anglais racontent qu’il est arrivé du continent à Hull plusieurs millions de boisseaux d’ossements humains. Ces ossements, mêlés d’ossements de chevaux, ont été ramassés sur les champs de bataille d’Austerlitz, de Leipzig, d’Iéna, de Friedland, d’Eylau, de Waterloo. On les a transportés dans le Yorkshire, où on les a broyés et mis en poudre, de là envoyés à Duncaster où on les vend comme engrais. Ainsi, dernier résidu des victoires de l’Empereur : engraisser les vaches anglaises’. Or que représente Duncaster (aujourd’hui Doncaster) dans l’histoire de la maladie de Kreutzfeld-Jakob ? Tout un symbole : la première ville d’Angleterre où se soit déclarée cette infection, la seule aussi, où trois cas se soient déclarés dans une même rue ! Au-delà de l’ironie tragique de cette anecdote, que d’implications scientifiques potentielles ! Avant même de se nourrir de farines animales contaminées, les bovins britanniques ont, des années durant, ruminé de l’herbe engraissée à l’homme ! Sans pousser plus loin la démonstration, rappelons seulement que l’encéphalopathie spongiforme bovine apparaît officiellement en Grande-Bretagne dix ans avant l’époque où écrit Hugo, alors que la pratique qu’il décrit commence justement à se généraliser ! »

http://nereja.free.fr/files/BDebre_revanche_serpent_Jan06.pdf

Il a été en tout cas prouvé, sans l'ombre d'un doute, que c'est l'acquisition d'une intelligence supérieure qui a entraîné chez nos ancêtres des changements physiques... à notre détriment ! Et les scientifiques préfèrent ne pas s'attarder sur ce point, car cela prouve de manière irréfutable que cette "évolution" ne peut être naturelle.

Si les thèses de l'auteur ont trouvé une certaine résonance en moi, c'est parce que je me doutais depuis de nombreuses années que quelque chose n'allait pas chez les humains. De grands penseurs, depuis des millénaires, se sont aussi posé des questions. L'astrophysicien Hubert Reeves, défenseur de la nature et des animaux, et parfaitement conscient du danger que fait peser sur la planète une humanité toujours plus nombreuse, et dominée par la cupidité, a fait une réflexion comparable dans Le point : il avouait ne pas comprendre comment l'évolution avait pu donner une telle intelligence aux hommes, puisqu'elle leur permettait de détruire leur environnement...

Et s'il ne comprend pas, ça n'est pas par bêtise, mais au contraire parce que c'est quelqu'un d'intelligent, de logique, et plein de bon sens. Il n'hésite pas à blâmer, avec raison, les religions monothéistes dérivées de la Bible pour l'orgueil dont les hommes font preuve, et le fait qu'ils se croient supérieurs à toutes les autres créatures... avec les conséquences tragiques qui en découlent.

Il faut malheureusement admettre que beaucoup de paléoanthropologues n'échappent pas à ce travers. Bien qu'ils se disent athées, ils sont néanmoins influencés par ce verset biblique qui affirme que l'homme a été créé à l'image de "Dieu". Ils préféreront donc formuler des explications alambiquées sur la prétendue évolution de l'homme. 

Leur orgueil et leur suffisance les empêchent d'admettre que leurs théories n'expliquent rien du tout, car ce faisant, ils craignent par-dessus tout de conforter les créationnistes qui ne manqueraient pas de leur répliquer que eux ont effectivement raison, etc... Malgré les failles de leurs raisonnements respectifs, les deux parties campent sur leurs positions.

Quelles sont ces lois cosmiques et naturelles qui permettent à l'homme de faire des calculs compliqués, et souvent inutiles (comme de savoir ce qui se passe sur Mars, ou Saturne, etc...), et qui, rançon d'une telle intelligence, le rendent de plus en plus faible et vulnérable, incapable de survivre en pleine nature, à l'instar des animaux ??? 

Lorsque l'on pense à ces animaux (vaches et moutons) faisant des crises d'épilepsie car ayant mangé, malgré eux, la cervelle de leurs congénères, on est obligé, encore une fois, de reconnaître que nos ancêtres n'étaient pas des singes mesurant 1,20 m ou un peu plus, mais des singes beaucoup plus grands. Donc des gigantopithèques.

les gigantopithèques : nos ancêtres

Ils vivaient à une époque lointaine où les animaux et les végétaux étaient bien plus grands que ceux d'aujourd'hui. Cela grâce à la très grande quantité d'oxygène présent sur terre, sans commune mesure avec celle d'aujourd'hui. Cet apport massif d'oxygène leur conférait une taille gigantesque, et aussi, sans nul doute, une robustesse et une résistance à toute épreuve. Sinon, nos ancêtres n'auraient pu consommer de la cervelle sur autant de générations, sans être gravement malades, et mourir. Il suffit de penser aux vaches et aux moutons devenus malades peu de temps après avoir mangé de la cervelle.

Si nos ancêtres étaient comparables aux singes actuels, ils n'auraient pas supporté, et auraient été forcés d'arrêter quelques années après, ou quelques décennies, dans le meilleur des cas. Et donc, ils n'auraient pas pu donner naissance aux primates dégénérés que nous sommes...