De tous les plaisirs que nous offre cette planète, citons celui de pouvoir regarder les étoiles filantes zébrer le ciel, les météorites venues des profondeurs de l'espace se consumant dans notre atmosphère. Certaines sont entrées en collision avec la terre et y ont causé des dégâts importants. Il y a ceux qui croient qu'un météore gigantesque a provoqué l'âge de glace et l'extinction des dinosaures. Pendant que l'OSIR enquêtait sur les morts horribles d'une équipe scientifique de la NASA, il a dû établir si, dans ce cas, la météorite n'avait pas emmené avec elle un visiteur indésirable.

Dan Ackroyd 

Près d'un cratère, à la mi-journée, sur le plateau de la montagne Ozark, dans l'Arkansas.

Une escouade d'hommes de la Garde nationale américaine se dirige, en file indienne, à l'intérieur de la forêt. Le lieutenant Jack Vaughn parle dans une radio militaire portative.
-Des ordres, lieutenant ? demande le caporal Gardner, l'opérateur radio.
-Non, nous ne sommes pas plus avancés. Localisez les pêcheurs à la mouche qui se sont égarés, et ramenez-les.

Le sergent Phillips, un homme costaud de 40 ans, appelle Vaughn, qui se précipite. À son arrivée, celui-ci constate qu'une terreur absolue se dessine sur le visage des autres membres de l'équipe. Les morceaux sanguinolents des corps des membres de la NASA traînent un peu partout. L'air est imprégné d'une immobilité terrifiante. Vaughn s'approche de Phillips.

-On dirait qu'ils ont été attaqués par une espèce d'animal, dit Phillips.

Ils sont tous morts. Dans le lointain, Vaughn perçoit un faible bourdonnement. Brandissant le poing, il ouvre grand sa main, et les membres de l'équipe dégainent leur arme et se déploient.
Tout en se déplaçant à travers les arbres, son M-16 à la main, Phillips entend un bourdonnement haut perché puis tout au long de l'arbre. Il pivote sur lui-même, essayant de localiser la source. Il semble provenir directement du sol. Soudain, quelque chose fend le sous-bois, et rapidement s'approche de Phillips. On saute sur lui. Il se retourne pour voir, mais c'est trop tard.
Vaughn entend ses cris, auxquels succèdent des coups de feu. Il se retourne et court vers le sergent ensanglanté. Il décède d'une blessure au cou, et le bourdonnement s'accroît.

-Lieutenant, murmure Phillips à Vaughn qui le regarde et ordonne à ses hommes de se replier.

Ces derniers se dispersent dans le désordre pendant que Vaughn force les soldats effrayés à quitter les lieux. Un intense bourdonnement emplit l'air.
La nuit suivante, Vaughn est au milieu des bois, et marche à travers des tentes saccagées. Les corps d'une famille de cinq personnes sont étendus tout près.

-Oui, monsieur. Toujours la même histoire, dit Vaughn à la radio. Cinq victimes, toutes mortes. Nous avons commencé à évacuer la totalité du parc. Monsieur, je suis conscient de la menace. J'ai perdu un de mes hommes sur la corniche la nuit dernière.

Ce soir-là, arrive la camionnette de l'O.S.I.R. (Office of Scientific Investigation and Research).

Le directeur Connor Doyle, le physicien-statisticien Peter Axon, la psychobiologiste Lindsay Donner et le psychiatre Anton Hendricks descendent du véhicule pendant que Doyle fait une première entrée dans son journal de bord : "Nous avons été appelés par les autorités fédérales pour enquêter sur la mort mystérieuse d'une équipe scientifique de la NASA et un membre de la Garde nationale d'Arkansas dans les montagnes d'Ozark. Cette mission est la conséquence directe de l'entrée en orbite d'une météorite et de son impact dans la zone précitée."

Doyle est accueilli par Vaughn qui le met au courant de la dernière attaque. "Ça fait à peu près dix heures. Jusqu'à présent, il y a 13 victimes."
Les enquêteurs examinent les corps tandis que Doyle dit à Donner que l'équipe de la NASA était venue pour inspecter la météorite et recueillir des données.
-C'est plutôt léger pour faire intervenir la NASA, dit Donner.
-On va dire que cette météorite-là est en lien avec le gouvernement et nous surveille étroitement, dit Doyle.
-D'après des sources militaires, Vaughn avait reçu des ordres pour ne pas dire à ses hommes ce qu'ils devaient chercher, dit Donner.
-Alors c'était une opération militaire sous haute sécurité, dit Hendricks. Connor, j'aimerais effectuer des autopsies préliminaires.

Les enquêteurs interrogent le caporal John Paul Gardner de la Garde nationale.
-Ma famille vit dans ces collines depuis près d'un siècle. Je les connais comme ma poche. Mais ce que nous avons trouvé n'était pas d'ici. Quelque chose a réduit ces corps en charpie. Ça a tué Phillips en trois secondes.
Hendricks et Donner passent devant une sentinelle et entrent dans une grande tente de toile. Douze corps sont étendus dans des lits de camp de l'armée. Hendricks retire le drap qui recouvre l'un des corps.
Donner remarque un sévère traumatisme au cou, et devine qu'une abondante perte de sang a causé la mort.
-C'est étrange, dit Hendricks, en examinant le corps. Les marques d'incisions autour du cou sont régulières. Quelque chose s'est logée dans la trachée.
Donner tient la tête du scientifique vers l'arrière pendant que Hendricks ouvre une blessure et en retire un morceau de matière organique. Puis il regarde le visage du mort pendant un moment. Ses yeux sont grands ouverts, semblant regarder ailleurs. Hendricks fronce les sourcils.
-Mon Dieu, dit-il.
-Tu connaissais cet homme, Anton ?
-Dr Frederick Walsh. Je l'ai rencontré à un symposium sur la botanique génétique l'an dernier, à Londres. Il était spécialisé dans la xénobiologie.
-Donc, qu'est-ce qu'un expert dans des formes de vie inconnue faisait à chercher une météorite ?

À l'extérieur, les enquêteurs zoologues L. Q. Cooper, Russell et Scanlon inspectent la zone, là où l'on a trouvé l'équipe de la NASA.

-La plupart d'entre nous sont là pour le week-end, appelés pour rendre de petits services une douzaine de fois dans l'année, dit Vaughn. J'étais incapable de leur dire ce qui nous attendait. On m'avait donné l'ordre formel de ne pas ébruiter cette affaire.
-Que vous ont-ils dit ? demande Doyle.
-Qu'une équipe scientifique du plus haut niveau s'était perdue dans les sous-bois. Je devais les retrouver, et les ramener. Avec une brigade armée jusqu'aux dents.
Alors qu'il s'en va, Doyle entend la voix de Donner dans son appareil radio :
-Connor, il y a du nouveau, dit-elle. Il semble que la NASA était venue chercher quelque chose de plus vivant qu'un météore. Ils étaient venus avec une équipe de généticiens. Air Force Space Command et le NORAD confirment l'entrée de la météorite et son impact, mais ils sont étrangement silencieux concernant l'implication de la NASA.
Doyle la remercie, et avance plus avant dans la forêt avec Axon, Russell et Scanlon qui le suivent. Ils sont équipés d'un scanner et de détecteurs de mouvements.

cratère

À travers le brouillard, ils voient un cratère de grande taille avec les restes de la météorite tout au fond. Scanlon et Russell se déploient et commencent à diriger leurs instruments tout autour, recueillant des données.
Dans le labo mobile, Hendricks et Donner observent attentivement les écrans, tout en suivant les progrès de l'équipe.
Pendant que Doyle et Scanlon examinent une partie de ce qu'il reste de la météorite, Axon trouve un nid contenant de grands objets en forme d'oeufs, d'environ la taille d'un pamplemousse.
-J'ai un mauvais pressentiment, dit Vaughn.
-Ça ressemble à une coquille à l'état larvaire, dit Cooper. La forme et la consistance ne ressemblent à rien de ce que je connais.

Cooper enfile un gant de protection et ramasse un oeuf.

Scanlon et Russell se déplacent à travers le site, tenant chacun un détecteur de mouvements. L'un d'eux fait entendre un bip sonore. 

-Ça bouge, dit Scanlon. À 500 m au sud-est, et ça se rapproche.

Scanlon et Russell regardent leurs appareils, car le bip devient plus fort et plus rapide. Scanlon allume la caméra thermique pendant que Hendricks et Donner observent les images thermiques de la forêt qui apparaissent sur l'écran vidéo.
-Elles nous signalent des formes de vie. Elles s'approchent vite, dit Axon. J'essaie de me concentrer dessus.
À l'instant où une créature de la taille d'un petit chien, repérable grâce à un gros point rouge, saute devant eux, on entend un bourdonnement intense dans les hauts-parleurs.
-Peter, on vient de détecter quelque chose de gros, dit Donner.
-Recule ! Je répète, recule ! dit Doyle.
Quelque chose poursuit Russell à travers les broussailles. Puis saute sur elle. Elle se retourne, et pousse un cri d'horreur.
Au labo mobile, l'écran devient noir.
Une forme se déplace rapidement devant Axon, qui, d'instinct, se baisse :
-Mon Dieu. Partez ! Opération de repli, tout de suite !
-Peter, que s'est-il passé ? demande Donner.
Scanlon et Russell sont morts.

Plus tard dans la soirée, les techniciens inspectent les données dans le labo mobile et Doyle met à jour le journal de bord.

"Alors que nous pratiquions des examens sur le site de l’impact, notre équipe a été attaquée par une forme de vie inconnue et malveillante, commence-t-il. Kevin Scanlon et Karen Russell, deux enquêteurs, en sont morts. Nous nous chargeons de leurs corps, et  les enverrons à leur famille. J’ai exigé, en ce cas précis, que le protocole soit respecté en raison de la menace mortelle posée par le phénomène."
-Nous avons un travail à effectuer, dit Doyle. Scanlon et Russell le savaient très bien. Maintenant remettons-nous au travail. Lindsay, fais-nous un compte rendu des images du site.
Donner prend place devant un pupitre. L’un des écrans montre les images infrarouges enregistrées par Scanlon avant qu’il ne décède. Sur un autre, on peut voir la vidéo de Russell, qui n’arrête pas de bouger tandis qu’elle court dans la forêt. Une ombre gigantesque se déplace au-dessus d’elle.
-Arrête l’image, dit Doyle.
Sur le premier écran, les images de la forêt, prises avec la  caméra thermique, s’arrêtent net : un cri; une forme rouge (traduisant la chaleur) passe devant la caméra.
-Recule. Maintenant, arrête-toi là, dit Doyle.
On a du mal à distinguer la forme sur l’écran. Elle est néanmoins gigantesque, et elle ressemble à un insecte avec des vrilles. Doyle s’approche du pupitre.
-Copie ces images sur une cassette et envoie-les au laboratoire du quartier général, dit-il. Ils pourront peut-être les agrandir.
Cooper est dans la chambre d’isolement du labo chimique. Il met des gants en caoutchouc. À l’intérieur de la chambre, se trouve le gros œuf qu’on a enlevé au nid.
-Nous avons recueilli sur le site des traces de radiation insignifiantes. Ce qui est typique avec de la matière astrogéologique. L’échantillon de la météorite en lui-même est un aérolite classique, composé principalement de silicates avec des dépôts de fer.
-Et cette matière organique que le Dr Hendricks a prélevée dans la blessure de la victime ? demande Doyle.
-Une sorte de barbillon due à l’attaque physique. Ça ressemble à un tube organique qui sert à s’alimenter.
-Et ça a un rapport avec… cet embryon ?
-C’est probable. Je crois que sa matière organique est similaire à celle des parasites hétérotrophes.
-Que disent les examens physiologiques ? demande Doyle à Hendricks.
-Ceux qui ont survécu ne présentent rien d’anormal, dit Hendricks. Un stress post-traumatique, typique lorsqu’on est bouleversé.
-Il est temps de passer à l’hypnose, ordonne Doyle. Commence avec Peter. Mets-le en condition.

Ce soir-là, Hendricks hypnotise Axon. Doyle et Donner observent à travers une cloison de verre.
-Peter, je veux que tu reviennes au jour d’avant, quand la météorite a foncé sur la terre, dit Hendricks.
-Oui. Nous sommes près du site où s’est produit l’impact. Des militaires sécurisent le périmètre. Russel et Scanlon inspectent l’environnement.
-Et après, Peter ?
Axon se remémore la scène dans laquelle Scanlon et Russell se font tuer.
-Je suis en train de m’attarder. Je veux les résultats. C’est peut-être une nouvelle forme de vie. Oh, mon Dieu ! C'est Russell, elle crie.
-Est-elle blessée ? demande Hendricks.
-Il l’a blessée au cou – le sang. Elle est morte, et Scanlon… ça passe juste devant moi !
-Peter, concentre-toi sur cette créature et décris-la moi par le menu, dit Hendricks.
Un artiste dessine la description faite par Axon.
-Cet insecte n’a pas d’ailes. Il a manifestement un exosquelette avec ce qui ressemble à 10 paires de pattes le long du thorax. Les pattes sont recouvertes par des sortes de vrilles, plutôt des piquants, et terminés par de petits crochets. La bouche, une mandibule de forme particulière, fait dans les 15 cm.
Juste à ce moment, Cooper appelle Doyle depuis l’extrémité du labo.
-Je suis en train de détecter des vibrations rythmées à l’intérieur de l’embryon, dit Cooper pendant que l’œuf se met à vibrer et à trembler.
-La tension à la surface et la température interne augmentent.
Soudain l’œuf se fend, et un insecte gros comme un pamplemousse saute vers Donner, heurtant le plexiglas avec violence. L’insecte bondit à travers la chambre, comme s'il était à la recherche d’une cible, faisant vibrer la pièce.
-Inonde la chambre, et neutralise-le.
-Siphonaptera minorus, dit Cooper, incrédule. Croyez-le ou non, génétiquement, c’est un proche cousin de la puce.
-Quelle taille peut-il atteindre ? demande Doyle.
-Ce type d’insectes atteint habituellement 20 fois, parfois 30 fois, son poids de naissance, dit Cooper.
Hendricks tient en main le dessin de l’artiste, fait d’après la description d’Axon. C’est une version plus grande, et plus mortelle que celui qui est dans la chambre.
-Nous avons trouvé là-bas des douzaines d’œufs, dans les nids, dit Doyle. Quel peut-être leur taux de reproduction ?
-Normalement, 10 femelles adultes peuvent pondre 100 000 œufs en moins de 30 jours, dit Cooper.
-Il faut que nous retournions là-bas pour avoir des données fiables, dit Doyle. L’origine de l’infestation a été identifiée ; maintenant il ne nous reste plus qu’à remédier à la situation.

Ce soir-là, Doyle, Axon, Cooper, Gardner et Vaughn empruntent un sentier à travers bois en direction de l’épais brouillard qui enveloppe le site où a atterri la météorite.

Doyle parle dans un magnétophone : "Nouvelle entrée. Ayant établi que la forme de vie que nous cherchons puisse être due à une mutation ou pourquoi pas un insecte extraterrestre, nous retournons sur le site pour collecter directement des informations."
L'équipe de l'O.S.I.R. porte de drôles de fusils jetés sur leurs épaules, d'où ondulent des tubes reliés à des boîtes accrochées à leur dos. Quelques-uns s'éclairent avec de puissantes lampes torches au xénon. Mais tous portent des casques reliés à des récepteurs vidéo.
Donner, en compagnie d'autres techniciens, est assise à un pupitre, d'où elle peut observer leur progression sur l'écran.
-Ces fusils au fréon - un bijou de technologie - risquent de vous causer du tort, dit Gardner.
-Nous prenons le risque, dit Doyle.
Le site est demeuré tel quel, excepté des douzaines de nids entassés sur la météorite. Axon s'approche des oeufs; l'endroit illuminé par les lampes au xénon.
-Ils se reproduisent à une vitesse..., dit Cooper.

oeuf de puce

Pendant qu'ils examinent le nid, Vaughn les appelle pour leur montrer le corps mort d'un énorme insecte ayant fini de grandir. Sa carapace semblable à une armure luit dans l'obscurité.
-Probablement tué par un congénère, ce qui signifie qu'il y aura bientôt d'autres oeufs, dit Cooper.
Cooper et Axon soulèvent l'insecte, et c'est alors qu'un bourdonnement se fait entendre, de plus en plus fort. Sur ordre de Doyle, ils laissent tomber l'insecte. Les soldats et les membres de l'OSIR se précipitent à travers bois.
Un insecte est là, devant Axon, lui barrant la route. Sidéré, Axon ne peut détacher ses yeux de la créature.
Donner observe, consternée, à l'intérieur du labo mobile. Elle prévient la Garde Nationale de Little Rock, qui lui dit qu'elle a envoyé des renforts.
Tout à coup, un insecte fonce sur Axon. Doyle le mitraille avec son fusil au fréon et la créature, touchée, tombe au sol, raide morte.
L'équipe, menée par Doyle, se déplace lentement à travers ce barrage d'insectes. Axon se saisit du cadavre de l'insecte, et le traîne à sa suite :
-C'est pour la science.
De retour au labo mobile, Axon et Donner se tiennent debout, devant le cadavre congelé.
-J'ai pratiqué tous les tests possibles au scanner, pas de produits chimiques, ni de toxines ni de radiations qui pourraient expliquer ce degré de mutation, dit Axon.
-Peut-être un effet extraterrestre provoqué par le météore, dit Donner. Possible aussi que l'impact ait ouvert la voie à d'autres formes de vie souterraine.
-Quoi qu'il en soit, nous garderons ce petit souvenir qui nous aidera à ne pas les oublier, dit Doyle.
Le lendemain matin, Doyle parle dans son micro : "Dernière entrée dans le journal de bord. Après avoir découvert l'étendue de l'invasion, les autorités ont ordonné l'extermination complète de ces nouvelles formes de vie. La région a été évacuée, et des attaques aériennes sont organisées."
Doyle jette un oeil sur les écrans, où l'on peut voir des avions survoler une zone dans les bois. Quelques minutes passent, puis au contact du napalm meurtrier, la forêt s'embrase dans une énorme boule de feu. À l'abri dans les broussailles épargnées par le napalm, un oeuf palpite avant de se fendre.

Épilogue

D'où pouvaient bien venir ces créatures mortelles ? Des clandestins du cosmos ? Étaient-ce des insectes mutants, de par les radiations, atterris avec le météore ? Ou bien un reliquat d'une espèce préhistorique, grotesque et dangereuse, revenue à la surface à la faveur de la collision causée par le météorite ? Eh bien... s'il faut en croire la dernière phrase, qui sait ce qu'il y a d'enfoui sous la terre, prêt à sortir pour vivre et grandir à la lumière du soleil ?

Psi Factor, Chronicles of the Paranormal, edited by Dan Ackroyd